Les séismes du genre

« En bon scientifique, mon père nous avait employé les termes normatifs. Dysphorie de genre. Transidentité. Trouble de l’identité de genre. Non-congruence de genre. Ma mère n’y comprenant rien, mon père était passé au plan B. “Je suis une femme. À l’intérieur, une vraie. Ce n’est vraiment pas grave. Je t’aime. Je vous aime. Mais je n’ai jamais été un homme.” » (p. 22-23) Continuer la lecture de Les séismes du genre

Plongée dans les secrets des Bouches

« Les images d’époque et d’aujourd’hui s’entrechoquaient dans l’esprit d’Éric Beaussant. Trois générations de quatre familles corses paraissaient marquées par le dernier conflit mondial, l’amitié, la liberté et la trahison, sur fond d’indépendance de l’Île de Beauté face à la France. Bien des vendettas avaient connu ce genre de parcours fait de rapprochements entrecoupés de luttes familiales. » Continuer la lecture de Plongée dans les secrets des Bouches

Côté Rue : chemins de vie et destins brisés

« Seule sur son banc, elle cherchait la prochaine étape qui servirait ses desseins. Faire évoluer des mentalités est compliqué, long, et souvent fastidieux. L’âme humaine est une mécanique dont on ne prend pas soin sur cette terre, les intempéries de la vie font qu’elle rouille vite et bien. Elle avait tenté la manière douce sans succès, mais ne se sentait pas le courage d’appliquer la manière forte avec ce village. Ces gens-là n’étaient pas méchants, juste d’une tristesse à faire peur. » Continuer la lecture de Côté Rue : chemins de vie et destins brisés

« L’anatomie d’une décision » ou le temps suspendu

« Imre ne mangeait plus d’orange depuis qu’il n’en obtenait qu’une ou deux à Noël chaque année, et encore fallait-il jouer de ses contacts auprès de ses chefs de rayon. Avant, ils en avaient des corbeilles entières pendant toute l’année. “Une seule orange, c’est pire que pas d’oranges !”» Continuer la lecture de « L’anatomie d’une décision » ou le temps suspendu