Encres alliées : une création à plusieurs mains (épisode 9)

Encres alliées, c’est un projet de création pluridisciplinaire. Neuf volets, neufs univers, entre textes, musiques, illustrations et lecture. À découvrir régulièrement sur Youtube, où que vous soyez.

En cette période d’incertitude sanitaire, la création n’a pas dit son dernier mot. Paul Castellano, étudiant à l’Institut littéraire suisse de Bienne, a réuni des auteur.e.s, des illustrateur.trice.s, des musicien.ne.s et des lecteur.trice.s. Son projet ? Créer ensemble, en mêlant texte, musique, lecture et dessin. Les Encres alliées vous proposent ainsi de découvrir, au fil des semaines, neuf univers différents.

Le neuvième et dernier épisode a pour titre « L’ombre blanche ». Il réunit Marc-Adrien Coen (texte), Florence Pieraggi (lecture), Paul Castellano alias Lupa (musique) et Michal Steinemann (illustration). Comment ces artistes ont-ils créé ensemble ?

La Pépinière : Bonjour à vous quatre ! « L’ombre blanche ». Le titre se présente a priori comme un oxymore. Marc-Adrien, que pouvez-vous nous dire de ce texte ?

Marc-Adrien Coen : Ce texte s’inscrit dans une petit série de nouvelles fantastiques qui ont comme point commun l’âge des protagonistes : ce sont tous des enfants. Le but de ces textes était de faire ressortir l’étrange et l’inquiétant grâce à la perception du monde des enfants, bien moins rationnelle que celle des adultes. L’inspiration de cette histoire vient d’une expérience vécue… Je me souviens de cette ombre blanche qui se tient soudainement face à moi dans la lumière du couloir. Mais est-ce que ma mémoire a tout déformé au fil des ans ou n’est-ce finalement pas qu’un souvenir rêvé ?

La Pépinière : Voilà un univers bien effrayant pour terminer cette série. Florence, comment avez-vous appréhendé la lecture de ce texte « enfantin », d’une certaine façon ?

Florence Pieraggi : J’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir ce texte. C’est quelque chose de particulier d’entrer dans un univers pour lui donner une voix. En faisant plusieurs lectures, je me suis construit des images de ce qui était raconté. J’ai recherché des rythmes, parfois en m’appuyant sur la sonorité des mots. Puis il a fallu trouver le ton et le destinataire. Pour moi c’est un texte lu avec une certaine tendresse pour ce Théo, destiné à un enfant en lui donnant la possibilité de se construire son propre film.

La Pépinière : La musique paraît plus « discrète » que dans les épisodes précédents, plus douce, sans aucun doute. Pourquoi ce choix ?

Paul Castellano : Pour cette dernière lecture, j’aimais particulièrement le côté « histoire pour s’endormir ». C’est pour ça que j’ai demandé à ma maman de lire le texte. Musicalement j’ai essayé de donner une couleur à la fois douce, planante et mystérieuse, légèrement inquiétante.

La Pépinière : Merci à vous pour ces réponses ! Et bon vent au projet Encres alliées !

Propos recueillis par Fabien Imhof

Photo : ©Michal Steinemann

Fabien Imhof

Titulaire d'un master en lettres, il est l'un des co-fondateurs de La Pépinière. Responsable des partenariats avec les théâtres, il vous fera voyager à travers les pièces et mises en scène des théâtres de la région.

Une réflexion sur “Encres alliées : une création à plusieurs mains (épisode 9)

  • 25 décembre 2020 à 10h57
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    Trop bien comme projet. J’ai beaucoup aimée d’explorer ce texte à travers d’autant de sens. Félicitations!

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