by Bertrand Tappolet | 19 février 2026 | Les réverbères : arts vivants | 0 Comments
À l’ombre de la guerre en Ukraine et son million de morts depuis quatre ans et du génocide à Gaza (150 000 morts), Julie Deliquet adapte et met en scène La Guerre n’a pas un visage de femme de la journaliste et écrivaine biélorusse Svetlana Alexievitch, Prix Nobel de littérature 2015. Neuf comédiennes et une actrice dans le rôle de l’autrice, alors trentenaire lorsqu’elle recueille, dans les années 70, Les témoignages des vétérantes de l’Armée rouge, qui disent leurs vies brisées, perdues, broyées par les tortures de la Gestapo, les déportations au Goulag et famines sous Staline, leur présent précarisé, stigmatisé. Et leur engagement au front invisibilisé. Un chœur tragique d’une sauvage oralité. Pour un choc absolu et salutaire.