Auteur : Stéphane Michaud

Les réverbères : arts vivants

Lettre à « Gri », la femme arc-en-ciel

Le Amis musiquethéâtre et son emblématique directrice Françoise Courvoisier reprennent pour notre plus grand plaisir coupable 46, rue de Berne, un intense spectacle de correspondances de l’écrivaine Grisélidis Real à son ami Jean-Luc Hennig à deux époques différentes. La plus célèbre catin du canton, ici astucieusement mise en scène, continue encore et toujours à nous éblouir. On aimerait le lui écrire…  

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Les réverbères : arts vivants

On ne guérit pas d’être violée – Fuck Catharsis, le retour

La Comédie a accueilli The Brotherhood, le second volet de la trilogie autour du viol de la performeuse sud-américaine Carolina Bianchi. Là où l’intensité dramaturgique du premier épisode nous subjuguait, parfois même jusqu’à la nausée, cette deuxième partie souffre de la comparaison. Moins intenses, très verbeux et souvent convenus dans le fond, les plus de trois heures de spectacle nous plongent dans un labyrinthe obsessionnel de la violence masculine et du traumatisme féminin. 

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Les réverbères : arts vivants

Et Tartuffe ? – Il se porte à merveille

Tartuffe, l’ultime création de l’extraordinaire Jean Liermier à Carouge est une leçon théâtrale éblouissante et jouissive. L’impressionnante sobriété de la dramaturgie sublime la performance d’une troupe dans laquelle chaque actrice et acteur a son heure de gloire, extraordinairement servi-e par la fulgurance intemporelle du texte de Molière. Une déclaration d’amour au théâtre et à celles et ceux qui le font, hier, aujourd’hui et demain.

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Les réverbères : arts vivants

Aussi loin que tu pisses, la dernière goutte est toujours entre tes jambes

La julienne accueille une création intéressante autour de la figure du révolutionnaire Thomas Sankara et des répercussions de sa mort sur la quête identitaire d’une jeune femme burkinabè qui a grandi en Suisse. Original dans sa forme, pédagogique sur le fond, remarquable pour le jeu, Des milliers de Sankara mêle grande et petites histoires pour dire et redire qu’il faut toujours contrebalancer le pessimisme de l’intelligence avec l’optimisme de la volonté.

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Les réverbères : arts vivants

Papa, j’ai des choses à te dire…

La Comédie de Genève a accueilli, dans le cadre du Festival Antigel, un de ces spectacles rares qu’on espère comme une promesse impossible, Israel et Mohamed, l’autobiographie improbable de deux amis que tout séparait et qui, grâce à la foi en leurs chemins de traverse, ont trouvé ensemble la liberté de devenir ce qu’ils sont au fond de leur âme. Un hymne à la fraternité plus nécessaire que jamais. 

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Les réverbères : arts vivants

Patchwork psychanalytique

Il y a des spectacles qu’on comprend et d’autres qui vous travaillent. Double nationalité, adapté et mis en scène par Joël Maillard d’après le roman éponyme de Nina Yargekov et joué à la Comédie de Genève appartient résolument à cette seconde catégorie : un objet choral et politique rare, dont l’intrigue nous plonge dans la tête d’une amnésique en quête de son (de ses) identité(s) et de celle du continent européen. Inclassable et vertigineux voyage théâtral.

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Les réverbères : arts vivants

Big monkey is watching you

Nominé aux Molières 2024, Vidéo Club est un spectacle génial servi par Camille Figuereo et Frédéric Landenberg au sommet de leur art. L’Alchimic accueille cette comédie jubilatoire mise en scène par Julien George qui réussit la quadrature du cercle : nous faire mourir de rire et nous émouvoir des travers du mariage et de toutes ces petites omissions que personne n’aimerait savoir captées… 

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Les réverbères : arts vivants

Le grand chauve avec une mallette en cuir

Les Amis proposent jusqu’au 1er février une extension théâtrale autour du personnage emblématique de François Perrin-Pignon, ici campé par l’irrésistible Angelo Dell’Aquila dans le rôle de Jacob. Pour cette création dont il signe l’écriture et la mise en scène, le multi-talentueux Bastien Blanchard signe ainsi avec Canicule une comédie classique et un poil éculée sur le thème du bonheur consumériste des méchants riches mis en échec par la simple gentillesse d’un gueux dont l’héroïne et le public tombent amoureux. 

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