Construire collectivement pour explorer les Mondes
Le Théâtre du Loup accueillera chaque saison un spectacle dit de participation sociale et culturelle. Pour cette première, c’est Scène Active qui a été convié, avec son projet Un chemin à travers les Mondes. Nous avons pu rencontrer Iris Meierhans, directrice du programme, ainsi que Bobylee Riboni, Gaëtan Auer, Lokeshaa Konate, Maly Eggel et Naïra Marechal, qui participent au projet.
La Pépinière : Bonjour à vous six, merci de nous accorder ce moment ! Pour commencer, pouvez-vous nous parler du programme Scène Active en quelques mots ?
Iris Meierhans : On existe depuis 10 ans, c’est la 11ème volée. Scène Active, c’est un programme de remobilisation pour des jeunes adultes, entre 17 et 25 ans, en décrochage scolaire ou de formation, pour la plupart depuis plusieurs années et pour différentes raisons. C’est un programme à plein temps qui dure neuf mois, d’octobre à juin, avec un accompagnement à la fois social et artistique. Le but est de reprendre un rythme, de renforcer sa confiance en soi (qui est souvent bien entamée chez les jeunes gens qu’on reçoit), de travailler des compétences sociales et de s’exprimer, tout cela grâce à une pratique artistique qui donne envie et permet de se révéler autrement. Il y a des ateliers artistiques autour des arts de la scène principalement (on a aussi un atelier cinéma). Au début, on est davantage dans l’expérimentation, créer, faire connaissance etc… Petit à petit, cela amène à la création d’un spectacle de manière participative. Ce sont les participant-es qui décident la thématique du spectacle, qui écrivent le texte – en passant par des impros –, qui font les décors, les costumes, tous les différents aspects du spectacle, encadrés par une équipe d’artistes professionnels. Puis l’équipe sociale, en parallèle, amène les jeunes à identifier les problématiques sur lesquelles ils et elles doivent travailler pour avancer et à élaborer leur projet personnel pour la suite. On a donc une quarantaine de jeunes qui ont l’obligation de faire l’atelier théâtre et de contribuer au spectacle. Ils et elles ne sont obligé-es d’être sur scène, s’ils/elles n’en ont pas envie. Chacun-e choisit un peu son rôle. On les y encourage, en vue d’une prise de confiance. On travaille véritablement en collectif, avec toute la dimension aussi d’apprendre à se faire confiance, à faire confiance aux autres, faire confiance aux adultes, à tout un processus, et de créer ensemble. Chacun-e amène une pièce du puzzle dans le spectacle, et il faut accepter que ce n’est peut-être pas forcément exactement comme soi-même on l’imagine ; c’est quelque chose de collectif qui est plus grand que juste sa vision individuelle. Donc cela amène aussi à négocier ce qu’on est d’accord de prendre, les avis des autres, et puis ça amène aussi à ce qu’on a envie de dire. Les thématiques sont chaque année différentes et viennent des participant-es. Il y a toujours une envie d’un monde meilleur. C’est quelque chose qui revient constamment : comment est-ce qu’on veut changer le monde ? Qu’est-ce qui ne nous va pas dans le monde tel qu’il est ? Qu’est-ce qu’on veut y modifier ?
La Pépinière : Comment ces jeunes en arrivent à rejoindre le programme ?
Iris Meierhans : Il y a différents biais. Un certain nombre sont aidés par l’hospice général, qui les oriente vers nous. Pour d’autres, cela peut venir des travailleurs sociaux hors-les-murs (TSHM), ou des fois ça peut être des psys, ou en tout cas dans le cadre médical. D’autres, c’est aussi par le bouche à oreille, ils/elles viennent parce qu’ils/elles connaissent des gens qui ont fait Scène Active d’autres années et à qui cela a bien réussi. Il y a des fois des personnes qui ne sont pas forcément vraiment insérées en termes de réseau social, médical ou autre. Ce qui est important aussi à Scène Active, c’est qu’on travaille vraiment avec des valeurs qui sont primordiales, sur lesquelles on travaille dès le début de la rentrée avec les jeunes. La première valeur c’est la gourmandise : avoir envie de découvrir, de goûter des nouvelles choses. Il y a une dimension de convivialité : on a un atelier cuisine tous les matins. Donc, on se fait à manger ensemble et puis on déguste ensuite. Deux autres valeurs, ce sont la bienveillance et l’exigence, qui travaillent en équilibre. La bienveillance, c’est la manière dont nous on accompagne les jeunes, mais c’est aussi celle qu’on leur demande entre elleux et envers elleux-même. Parfois, le stress et l’angoisse viennent parce qu’on se met des attentes trop élevées. L’exigence, c’est se dire qu’il faut qu’on fasse un spectacle à la fin, qu’on sait qu’ils/elles en sont capables, mais tout en ayant la bienveillance pour faire face aux difficultés. Et la quatrième, c’est la confiance. On se base vraiment sur un principe de libre adhésion : on ne va pas du tout utiliser la sanction, ce qui va en rupture avec ce que la plupart ont connu dans leur parcours jusqu’ici, où ils/elles se sont souvent heurtés à cela, et potentiellement ensuite à la révolte ou au rejet. Chacun-e est libre quand il/elle décide de venir à Scène Active, c’est leur engagement et ce sont elles et eux qui définissent leurs propres objectifs pour l’année. Ensuite, on va avoir l’exigence de rappeler les objectifs qu’ils/elles se sont mis, en travaillant sur la responsabilisation et la confiance. C’est une manière d’aborder les choses qui peut être assez déstabilisante. Par contre, ils/elles se sont engagé-es à venir. Donc, si quelqu’un-e n’est pas là le matin à l’atelier, on l’appelle, on envoie des messages, pour comprendre pourquoi et accompagner, aider à trouver les moyens pour dépasser ce qui ne va pas. Finalement, il y a plus de suivi, de manière rapprochée, individuelle. Le spectacle c’est un peu la cristallisation de tout cela. C’est l’objectif, le point d’orgue d’une saison à Scène Active. Et puis, c’est ce qui pose l’exigence. Je pense que cela crée quelque chose de différent que si on se disait juste qu’il faut le faire parce qu’il faut le faire.

La Pépinière : Vous êtes donc les premier/ères à être invité-es dans ce nouvel accueil du Loup, qui veut proposer des spectacles dits de participation sociale et culturelle chaque année. Qu’est-ce que cela représente pour vous, en tant que membres de Scènes Active ?
Gaëtan Auer : Je trouve que c’est génial : le Loup, c’est un endroit incroyable, donc merci à eux déjà. Je ne sais pas comment cela se passait dans les autres théâtres[1], mais ici c’est vraiment super : l’équipe est gentille, la cohabitation se passe super bien. Cela représente une chance.
Lokeshaa Konate : Je n’aurais pas mieux dit ! Et puis il n’y a pas d’escalier à monter, comme dans nos locaux à Sécheron (rires). Et c’est plus proche de chez moi aussi !
Bobylee Riboni : Moi j’ai grandi à la Jonction, donc vraiment à côté. À l’école primaire, on est toujours venu ici regarder des pièces de théâtre. Et là… c’est moi qui vais jouer ! C’est stressant, mais c’est ok. Donc je suis contente. C’est un théâtre que j’ai toujours connu, contrairement au théâtre de Carouge qui m’aurait mis une pression énorme.
La Pépinière : Vous avez choisi d’aborder des thématiques très actuelles, qui touchent la jeunesse : amitié, deuil, addictions, imposition des normes, acceptation de la différence, consentement… Ce sont des thématiques très vastes. Comment fait-on pour construire un spectacle autour de tout cela ?
Bobylee Riboni : Cela a été très compliqué… et cela l’est toujours un peu, parce qu’il y a certaines questions sur le fait de savoir si ça va être bien perçu. On essaie de regarder s’il n’y a pas des micro-changements dans les intonations, dans les phrases, qu’on peut essayer de faire pour que ça passe mieux et que ça soit moins accusateur. Cela peut facilement devenir accusateur de jouer par exemple quelqu’un qui a une addiction à l’alcool, en disant simplement qu’il faut arrêter de boire et que ça ira bien, Alors que ce n’est pas comme cela que cela marche dans la vraie vie. Il y a beaucoup de prévention qui marche comme ça, donc on voulait aussi essayer de casser ces codes, c’est à dire de faire une prévention à notre manière. Par exemple, s’il y a un problème, à tout moment le personnage de Champignon va venir donner une taffe ou un joint à quelqu’un. Et c’est ok, parce qu’on ne va pas bien et que ce n’est pas le moment de penser à autre chose. Mais il y a beaucoup de thématiques à aborder, de manière très rapide.
Naïra Marechal : On ne veut surtout pas pointer du doigt et dire que c’est mal, par exemple, de boire ou de fumer. Chacun-e peut avoir ses raisons. Un des personnages, par exemple, vit un deuil et se noie dans l’alcool. Et on a dû changer la fin, pour qu’il n’arrête pas de boire d’un coup, ce qui était le cas au départ. Ce qui n’est pas réaliste, et est même dangereux. Donc, on ne peut pas pointer du doigt celles ceux qui boivent. C’est quelque chose qui est dur à combattre. Tu n’arrêtes pas d’un coup. C’est comme quand on va mal : on ne va pas mieux simplement en claquant les doigts. Je pense qu’on a réussi à créer des personnages divers, mais qui arrivent à s’entraider malgré les démons de chacun-e.
Gaëtan Auer : Et puis la pièce va sonner différemment pour chaque personne. Chacun-e a ses problèmes personnels. Un message sera plus percutant pour une personne, un autre pour une autre.

Lokeshaa Konate : Il faut aussi parler du travail de groupe. Au départ, on est quarante !
Maly Eggel : À quarante, les idées arrivent de partout, on doit se mettre d’accord, se coordonner sur nos idées pour trouver comment chaque personnage allait interagir avec les autres. C’est aussi un petit bout, je pense, de chaque personne qui est ici, des choses qui nous tiennent à cœur, personnellement ou pas.
Bobylee Riboni : On a tou-tes nos parcours, nos problèmes, nos situations actuelles. Il y a des choses qu’on veut défendre, qu’on veut essayer de faire comprendre, qu’on veut revendiquer aussi. Forcément, à quarante il y a beaucoup de gens qui veulent revendiquer, défendre des choses. Certes il y a des réflexions qui se rejoignent, mais il y a tellement de vices, de parcours de vie, de trucs qui peuvent arriver…qui font que cela reste super vaste et qu’il y a une infinité manières de l’amener. Il faut donc trouver un accord pour essayer de faire passer tout cela. Donc un grand merci à Claudia, Joy et Naima – les responsables de l’atelier théâtre – pour les textes, parce qu’au final ça marche bien.
La Pépinière : Et concrètement, que pourra-t-on voir sur scène? Sans tout dévoiler bien sûr.
Naïra Marechal : Cela va être un monde qui est proche du nôtre. Il faut savoir qu’il y aura quatre univers différents – enfin cinq, avec un autre qui surgit à la fin, mais qu’il ne faut pas spoiler ! Il y aura donc quatre mondes au début, et il y a des personnages vont devoir affronter entre guillemets leurs « vices », qui vont se retrouver mélangés dans différents mondes qui ne sont pas les leurs. Ils y ont été amenés pour changer de regard sur eux-mêmes. Du coup, cela parle aussi d’introspection de soi-même, comment on peut réussir à avancer par rapport à l’alcool, aux drogues ou au deuil par exemple. Et plus on va avancer dans la pièce, plus on va avoir cette idée que tous les personnages ont leur propre richesse. Et à la fin, c’est comme si les différences n’empêchent pas forcément de créer des liens. Je dirais cela comme cela pour ne pas trop spoiler. On aura aussi de la danse dans la pièce, du chant… Certain-es avaient plutôt envie de faire un peu de comédie musicale, donc on a essayé quand même de mêler un peu le chant et la danse dans la pièce. Cela n’a pas été simple. Cela reste une pièce assez sérieuse, mais on essaie d’utiliser l’humour dans certaines scènes, parce que, comme Emma l’a dit, on ne veut pas faire un spectacle trop moralisateur. Donc, l’humour passe bien, pour avoir ce juste milieu.
Gaëtan Auer : Le but était aussi de s’amuser, et pas de finir dépressif à la fin de la pièce ou de pointer du doigt en disant que ce que certain-es font, ce n’est pas bien. Surtout on a passé une bonne année tou-tes ensemble, on ne veut pas que parler de sujets graves. C’est aussi de la légèreté, avoir quelque chose de drôle, voire enfantin.
Iris Meierhans : Et puis, cela prend la forme d’un conte aussi. C’était un choix d’être dans quelque chose d’imaginaire, plutôt fantastique.
Bobylee Riboni : On vient plus raconter une histoire que faire vraiment une pièce de théâtre. On n’essaie pas de faire croire au public que ce qui se passe est la réalité. On sait que c’est rocambolesque, même un peu jeté quand même, il faut l’admettre. Donc, on raconte une histoire, qui amène plein de personnages à plein d’étapes de vie différentes, et qui se croisent. Et normalement, ça finit bien, si tout se passe comme on veut.

Maly Eggel : Après, c’est jeté, mais j’espère qu’il y a des gens qui verront la pièce et qui auront une autre vision sur d’autres choses, même si ce n’est pas forcément le but précis que nous on vise. Moi, par exemple, ma grand-mère, qui va venir, il y a beaucoup de choses qu’elle ne va pas comprendre vu son âge, mais je pense qu’elle pourra me poser des questions, comme par exemple, pourquoi « iel » ? Avoir des réponses à des questions qu’elle peut se poser, des nouvelles questions de la nouvelle génération.
Naïra Marechal : Il y a aussi des personnages non-genrés dans la pièce, on a décidé de mettre des personnages non-binaires, pour aussi coller à l’actualité parce que c’est quelque chose qui ressort en ce moment. C’est aussi pour l’accepter, montrer que, même dans une pièce on peut avoir des personnes non-binaires, qui ne sont pas forcément genrées.
La Pépinière : Et vous, vous jouerez quel rôle dans le spectacle ?
Maly Eggel : Je joue Champignon, c’est moi qui donne des taffes aux gens. Mon personnage est scindé en deux avec Oscar Bacchetta. Donc on sera deux à jouer ce personnage.
Bobylee Riboni : Moi je joue le binôme de Champignon. Ils se rencontrent dans la pièce et ne se connaissaient pas avant. Ils deviennent très vite meilleurs amis. Je suis un alien qui aime bien revendiquer, aller en manif et essayer de rétablir la justice dans ce monde. Et c’est pour ça que je déteste beaucoup le personnage de Naïra dans la pièce – et celui de Gaëtan aussi, en fait !
Gaëtan Auer : Mon personnage, il est très gourmand, dans tous les sens du terme, et peut-être même un peu trop sur certains sujets Ce qui fait qu’il lui arrive quelques bricoles. Il est un peu décalé. Peu importe la situation, il essaiera de « gourmander » C’est un taquin coquin, même plus coquin que taquin. Il aime bien aussi rentrer un peu dans la provocation, chercher un peu les gens, mais pas forcément de la bonne manière. Il pense à lui et puis les autres, tant pis. Il s’appelle Helian – qu’on peut aussi prononcer « Heliane », on ne sait pas trop. On l’appelle un peu comme on veut. Ce sera intéressant, justement, de ne pas avoir un prénom vraiment défini.
Naïra Marechal : Et moi je joue une déesse, précisément la déesse du savoir et des étoiles. Et je suis un personnage assez gris, assez nuancé parce que, en voulant bien faire des choses, j’amène à plus de problèmes. C’est un personnage qui est assez fier, qui ne reconnaît pas forcément ses erreurs, parce que c’est une déesse, et du savoir en plus ! C’est un personnage qui, en voulant changer un peu les personnes, pense bien faire, mais en en réalité fait les choses un peu à l’envers. Je vais être dans des longues phrases, avec quelque chose de très métaphorique dans mes propos. Je suis plutôt solennel.
Lokeshaa Konate : Moi je n’ai pas de rôle sur scène. Je suis très en retrait, parce que je m’occupe du maquillage. Donc vous n’allez pas trop me voir du coup, mais c’est un rôle très important, qui va être assez sport. Donc je suis un peu stressée, mais cela va aller !
La Pépinière : Et en guise de dernier mot, qu’est-ce qui vous anime dans ce projet ?
Gaëtan Auer : Moi – en tout cas en-dehors de la pièce – ce sont surtout les personnes comme Iris, Sam, Julien… qui sont les TS et celles ceux qui font les ateliers. Ils/elles sont super gentil-les, cela me motive énormément. Et puis, en-dehors de faire la pièce de théâtre, ils/elles nous aident à évoluer pour le futur, et on est toujours suivi-es dans la bienveillance. La pièce, c’est quand même quelque chose d’assez compliqué, dans le sens où il y a des désaccords. Donc, on se réunit, on parle beaucoup et au final, c’est une safe place pour tout le monde qui est assez agréable. Il n’y a pas de honte à parler de quoi que ce soit.
Bobylee Riboni : Ce qui anime aussi, avec cette pièce, c’est qu’au début de l’année on ne se connaissait pas. Maintenant, on s’invite à nos anniversaires, on se voit en-dehors… On a vraiment créé des liens, et le fait de se retrouver tou-tes ensemble nous pousse vers le haut. Et on arrive à être beaucoup plus productif/ves, à faire des trucs trop cool beaucoup plus rapidement, avoir beaucoup plus de motivation. On fait de la musique, il y a tout le monde qui chante, qui danse, dans tous les sens. Et à contrario, quand certain-es ne sont pas là, on se retrouve avec beaucoup moins d’énergie, parce qu’on est tou-tes un peu déçu-es qu’il manque certaines personnes. Mais ce qui fait que c’est positif, c’est qu’en fait on s’aime quand même beaucoup, donc quand on est ensemble on arrive à créer des choses.
Maly Eggel : Je pense que c’est ça aussi qui nous tient : les jeunes, on se soutient entre nous, les TS nous soutiennent aussi beaucoup dans le projet, ne nous lâchent pas malgré les absences. Il y a des moments où on est un peu moins, où on est découragé-es, ils sont là aussi pour nous remotiver et nous dire qu’il faut y aller, que ce n’est pas grave s’il y a moins de gens, que ça va quand même le faire. Ce aussi eux qui tiennent un peu la corde.

Naïra Marechal : Nous on est au bout de la corde et c’est eux qui tirent petit à petit. Je pense qu’il y avait beaucoup de personnes, au début du projet, qui ne voulaient pas forcément être sur scène, ou qui ne se sentaient pas forcément à l’aise. Moi je savais que je voulais de toute façon être sur scène à la fin, mais de là à me dire que j’allais danser… Donc il y a aussi cette dimension de sortir un peu de notre zone de confort, de s’exposer facilement à des choses dont on n’a pas l’habitude, comme au niveau des ateliers au début de l’année, par lesquels on est un peu tou-tes passés. Et puis, pour le collectif, je pense que ça aide aussi de vivre ensemble, de comprendre qu’on est tou-tes différent-es, on avait chacun-e nos envies pour la pièce, et on a quand même réussi à faire quelque chose qui, à mon sens, respecte les envies de tout le monde. Et tout ce côté collectif, sans les TS et Iris, n’existerait pas : ils et elles sont là pour nous, ils/elles nous tirent vers le haut, sont conscient-es qu’à certains moments on peut aller moins, avoir moins d’énergie, mais ils/elles ont toujours les bons mots pour nous aider.
Lokeshaa Konate : Je ne sais pas quoi rajouter, il et elles ont déjà tout dit ! Donc franchement, un grand merci !
La Pépinière : Un immense merci à vous pour cet échange, c’était très riche et vraiment passionnant !
Propos recueillis par Fabien Imhof
Infos pratiques :
Un chemin à travers les Mondes, une co-création de Scène Active, au Théâtre du Loup, du 21 au 23 mai 2026.
Équipe de création, d’écriture et de jeu : Alexandre HELDNER, Alexandra NOVIKOVA, Aria REYES, Bobylee RIBONI, Charlie-Léa VARRIN, Couss Concenco SILVA, Delphine ZUBER, Deniz ONER, Diana MOUTOU, Evan HAMILTON, Florian ELEZI, Gaetan AUER, Hadi EL-AMINA, Hélèna CHAPATTE, Jessica RÄSS, John CALDERON, Joyce CARTER, Kenny NZUNGU, Leyla FLUCKIGER, Ligia DE OLIVEIRA, Lina MARKAR, Lindsay HUGUET FLORES, Lisa ZOTTARELLI, Lokeshaa KONATE, Maly EGGEL, Mathias Albert PURIZACA, Matteo BENVENUTO, Maya MENDONÇA, Mélissa FARINELLI, Micaela DELGADO TIPAN, Naïra MARECHAL, Nays HENRY, Oscar BACCHETTA, Premtim SULEJMANI, Sarah Mizyana GRINLING, Shanti WALSER, Sheyla SISI, Syria SASSI, Tiago MULPHIN, Yossra RAHAI, accompagné·e·x·s par les équipes artistique, sociale, culinaire et administrative de Scène Active, accueilli·e·x·s et soutenu·e·x·s avec générosité par toute l’équipe du Loup
https://theatreduloup.ch/spectacle/scene-active/
Photos : ©Scène Active
[1] Ndr : le spectacle de Scène Active se déroule chaque année dans un lieu différent. L’an dernier, c’est le Théâtre de Carouge qui avait accueilli le programme.
