Les réverbères : arts vivants

L’ADN Danse franchit les seuils en 26-27

À Neuchâtel, l’ADN Danse se pose une question à la fois simple et complexe : Qui sommes-nous ? Pour y répondre, un mot d’ordre domine : la danse est une manière d’entrer en relation. En s’inscrivant, comme de coutume, dans différents lieux, l’ADN nous invite, cette saison, à franchir les seuils des théâtres, mais aussi des musées, de la rue et des forêts.

Une ouverture au cœur de l’automne

La fête d’ouverture de saison de déroulera dès le jeudi 29 octobre, avec deux représentations au Théâtre du Passage d’un spectacle qui reprend la question initiale de cette saison. Dans Qui Som ?, Baro d’evel s’interroge en catalan et dans différentes langues, entre cirque, danse et arts plastiques, pour une fresque picturale en forme de long poème dansé. Dimanche 1er novembre, c’est à Morteau qu’il faudra se rendre, dans le cadre du Festival Résonance. On pourra y assister à la MEGASTRUCTURE de Sarah Baltzinger et Isaiah Wilson, un pas de deux où un couple explore le désir de fusion ; puis à DOS, où le duo Delgado Fuchs met en scène deux hommes aux physiques totalement opposés, pour tenter de combiner ces corps dissonants.

À voir en famille

Plusieurs propositions familiales seront au programme de cette nouvelle saison, à commencer par L’Après-midi d’un foehn, qui chorégraphie un véritable ballet de sacs plastiques colorés. Phia Ménard y présente un dispositif fait de ventilateurs pour faire s’envoler de petits êtres sur les notes de Debussy, comme une ode à la liberté, le 11 novembre. Un spectacle à voir dans le cadre de MarionNEttes – Festival International. Rendez-vous ensuite au mois de mai, au Théâtre du Passage, avec une nouvelle création de Philippe Saire, Bachibouzouk. Trois danseurs y bâtiront des mondes éphémères, en s’appuyant sur le théâtre d’objets, pour célébrer l’amitié, l’audace et la capacité à créer des histoires.

Coproductions ADN Danse

Les coproductions signées par l’ADN débuteront du 19 au 22 novembre, avec Mon cœur est prêt. Eléonore Richard nous invite à construire avec ce qui existe. Sept interprètes y chercheront un accord sensible, pour tenter d’inventer un futur désirable et commun. Rendez-vous ensuite en janvier, au Pommier, avec Drops. Maxime Jeannerat y interrogera le rapport entre notre corps d’un côté, et le temps, l’effort et les limites, de l’autre. Mémoire physique et intime s’entremêlent, alors que les gestes tenteront de raconter mieux que les mots. Enfin, les 20 et 21 février, place à Kiyan Khoshoie et son Body Electric. Il y célébrera le pouvoir de la danse comme force de rassemblement, avec cinq interprètes, pour faire surgir une énergie profondément vivante. Comme une ode à la vie.

Appel à la danse

D’autres propositions sont au programme, avec notamment Maldonne, au Théâtre du Passage, le 29 novembre. Leïla Aka et sa troupe s’interrogent sur ce que nos tenues disent de nous. Quarante robes, portées par quatre femmes, exploreront la pluralité des parcours et la liberté d’être soi. Les 18 et 19 février, au Pommier, deux pièces réinventeront l’héritage chorégraphique d’Olga Dukhovna. Avec Un spectacle que la loi considérera comme mien et Swan Lake Solo, elle se réapproprie les codes, en explorant d’abord les zones trouble du droit d’auteur/trice, avec de réinterpréter à sa sauce et de manière contemporaine l’œuvre magistrale de Tchaïkovski.

Au mois de mars, les Belges de Peeping Tom nous immergeront dans un espace quotidien, tout en faisant vaciller nos repères. Dans Le Salon – revisité, on sera à la frontière entre rêve et cauchemar, alors que les failles, désirs et autres mystères de l’existence surgiront de manière inattendue. La saison se conclura avec la Fête de la danse, dans différents lieux, entre le 19 et le 23 mai. On y retrouvera notamment Marie-Caroline Hominal, avec Eurêka, c’est presque le titre, où elle proposera un mini-cabaret présentant les différents personnages qui l’habitent.

À la lisière

Franchir les seuils, c’est aussi se rendre dans des lieux considérés comme insolites pour la danse, comme la forêt ou des musées. Une balade chorégraphique sera proposée, au début de l’été, comme l’an dernier, à La Chaux-de-Fonds. Différents artistes s’inspireront du paysage pour éprouver le monde autrement. C’est ensuite Maky Grochain qui nous invitera en pleine nature. Dans Les gardiennes des portes, il s’inspire des cultures mélanésiennes pour orchestrer un voyage initiatique entre végétal, corps et œuvres picturales.

L’ADN nous encourages également à aller voir différentes propositions, pour découvrir de nouveaux lieux à La Chaux-de-Fonds. On pourra ainsi assister à Crowd, de Gisèle Vienne, aux Anciens Abattoirs ; à Insân de Jasmine Morand au village de chapiteaux, ou encore au Face à Face de Maélie Palomo dans un endroit encore à définir…

On évoquera encore les différents ateliers auxquels on peut s’inscrire, tout au long de la saison, autour des certains spectacles de la saison.

En franchissant les seuils, l’ADN nous invite à une seule chose : danser !

Fabien Imhof

La programmation complète et les détails de chaque spectacle sont à retrouver sur le site de l’ADN.

Photo : © Hugo Glendinning

Fabien Imhof

Co-fondateur de la Pépinière, il s’occupe principalement du pôle Réverbères. Spectateur et lecteur passionné, il vous fera voyager à travers les spectacles et mises en scène des théâtres de la région, et vous fera découvrir différentes œuvres cinématographiques et autres pépites littéraires.

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