L’écriture qui pousse #1 : reportage onirique

Bienvenue dans L’écriture qui pousse ! Aujourd’hui, vous allez découvrir un des textes produits dans le cadre de nos défis littéraires. Le défi du mois de septembre 2020 portait le titre suivant « Du début à la fin ». L’idée ? Choisir une phrase d’introduction et une phrase de clôture, parmi une liste imposée… et créer entre les deux une histoire brève inédite. Les phrases du jour sont tirées respectivement de Tristes tropiques (C. Lévi-Strauss) et des Illuminations (A. Rimbaud).

À cette occasion, Carmeline Fischer vous propose une plongée dans les rêves…

* * *

Reportage onirique

Je hais les voyages et les explorateurs.

Alors, lorsqu’on m’a parlé de ce séjour si particulier, j’avoue avoir eu un premier mouvement de recul. Pensez donc ! On me propose un périple au pays des songes. Mais, à bien y réfléchir, c’est l’occasion rêvée de repartir sur de meilleures bases et peut-être de laisser derrière moi ces fâcheux souvenirs qui m’ont amenée à une telle déclaration. Et comment refuser une telle opportunité ? Ça n’arrive qu’une fois dans une carrière.

Moi, petite journaliste habituée des piges, je me retrouve donc catapultée grand reporter, envoyée spéciale auprès de la Nuit et de ses secrets.

 Au programme :

– discussion au sommet avec Nyx et Hypnos ;
– valse à mille temps dans un champs de pavot ;
– rencontre avec des représentants étrangers du domaine : l’Égyptienne Nout et Tezcatlipoca l’Aztèque ;
– chevauchée folle entre Nott et son fils Dag.

C’est donc le Marchand de Sable qui est venu me récupérer lorsque le soleil est revenu de sa sortie journalière. J’ai embarqué avec une certaine appréhension pour un trajet à travers des nuages moutonneux…

J’ai peu à peu réussi à laisser les bras de Morphée, mon guide, afin de continuer seule mon exploration de ce monde fabuleux. Mon calepin est très vite, trop vite (vais-je être à court de papier ?) rempli de notes et griffonnages. Il va peut-être falloir que je négocie une série d’articles avec mon rédacteur en chef…

Je lève avec envie et joie le voile sur les mystères de la Nuit. Du sommeil au réveil, des rêves aux cauchemars, des soupirs aux ronflements : quelle diversité !

C’est avec des étoiles dans les yeux que je quitte à regret ce fabuleux continent où tout reste à découvrir, pour retrouver un territoire connu : mon cher lit. Me voilà prêt à devenir un Christophe Colomb onirique !

Au réveil il était midi.

Carmeline Fischer

Retrouvez tous les textes publiés dans le cadre
de nos défis « l’écriture qui pousse »
ICI !

Photo : © BiljaST

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