L’écriture qui pousse #9 : Darwin sous influence

Bienvenue dans L’écriture qui pousse ! Aujourd’hui, vous allez découvrir un des textes produits dans le cadre de nos défis littéraires. Le défi du mois de mai 2021 portait le titre suivant : le club des 5. L’idée ? Placer 5 mots improbables – à savoir : ornithorynque, lampadaire, cactus, dromadaire et catastrophe.

Aujourd’hui, c’est Vasco Chevallier qui vous fait entrer dans son univers. On y parle beaucoup… d’animaux !

* * *

Darwin sous influence

Tout à l’heure ou… hier, ou l’autre soir, j’ai vu un truc incroyable ! ‘faut que je vous raconte.

C’était sous un lampadaire, je crois. Oui, c’est ça… un lampadaire.

Il se trouvait au milieu d’un parc entouré de quelques bancs et… d’un … animal, sans doute appelé dromadaire !

Et pas seulement, il y avait aussi deux ours blancs, une demi-douzaine de chiens et peut-être même une autruche, si je me souviens bien.

Quoiqu’il en soit, je les voyais depuis mon balcon, j’étais en train d’arroser mon petit cactus. Mais le plus incroyable dans tout ça était qu’ils étaient en train de faire de la MMA, oui oui, de la MMA ! Surprenant non ?

Alors j’enfile une veste et je dévale les escaliers du bâtiment afin de les voir de plus près.

Voilà que j’arrive à côté du lampadaire et un éléphant s’est ajouté entre-temps à la troupe. Je… je… comment dire?!

Il avait déjà mis à terre trois chiens, ainsi que le dromadaire ! C’était inouï, mais le plus étonnant reste à venir. Vous allez voir !

C’est donc là qu’une girafe me fonce dessus et me propulse dans un ring de combat.

Catastrophe, ils m’ont pris pour un des participants ! Je ne voyais même pas la tête de mon adversaire, qui se trouvait perchée sur un coup de plusieurs mètres. Aucune envie de me battre contre une girafe à 23 heures du soir ! Légitime, non ?

Je m’apprêtais donc à m’enfuir du terrain, quand un petit animal m’attrape par le pied et me met KO en faisant une prise de judo. Comment il s’appelait, déjà, cet animal ? Hmm… je ne me rappelle plus. Vous savez, c’est cette petite bête qui a des pattes palmées, avec un bec de canard. Il a aussi un pelage de loutre. Ah oui ! C’est ça, un ornithorynque ! Cette petite bestiole m’a battu d’un seul coup, la honte…

Attendez, ce n’est pas fini ! On m’a tiré hors de mon petit somme, peut-être plus long que je ne le pensais en fait, et maintenant, je vois un lion en train de battre un cerf à la bataille navale dans mon salon !

C’est sacrément bizarre, Genève, quand même…

Vasco Chevallier

Photo : © Philippe Barret

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