Les réverbères : arts vivants

Meyrin Culture : la meilleure excuse pour sortir

Le message du programme de la saison à venir de Meyrin Culture est clair : « Gardez-le ! » Entre théâtre, musique, cirque, danse, arts de rue et cabaret, le service culturel nous invite à conserver ce programme et à sortir, tout au long de l’année à venir.

« Pas d’excuses. On a pensé à tout et à tout le monde »

23 spectacles d’arts vivants sont au programme de cette saison 26-27. 23 raisons de venir, sous chapiteau, en salle, à l’extérieur… Tout commencera avec La Bâtie. Le vendredi 11 septembre, nous voilà invité-es à un concert sur glace. Avec Loops on ice, ce sont deux heures avec l’Orchestre de Chambre de Genève qui accompagnera le patineur canadien Stephen Thompson et le musicien électro YMNK. Il ne faudra rien louper des boucles proposées ! C’est ensuite un spectacle qu’on avait pu voir l’an dernier à La Bâtie qui sera présenté, du 17 au 19 septembre. Dans Pling-Klang, un duo d’amis tente de construire une fameuse étagère Kallax. L’occasion de parler des déboires amoureux, dans une hilarante et originale métaphore des relations de couple. Enfin, Vincent Kucholl, alias Reto Zenhäusern, viendra présenter la vision du monde de ce personnage prospère et cynique, dans un seul-en-scène dont le titre résume le propos : Un spectacle de droite. Est-il besoin d’en dire plus ? À voir les 29 et 30 septembre.

La Pockemon Crew ouvrira octobre avec #Hashtag Déclic, un spectacle hip-hop qui appuie sur pause face à notre hyperconnexion. Une manière d’explorer les micro-mouvements que l’on fait face aux écrans. Des ateliers seront également organisés en lien avec le spectacle. Le 16 octobre, place à une soirée musicale, sur le thème du Gypsy Jazz. Le Jazz ContreBand fait escale à Meyrin, avec Angelo Debarre, Anne Sila et Minor Sing. Un mélange de pop, poésie et tradition manouche. Le mois se terminera en danse, avec Silahkan de la Compagnie 7273, pour entrer dans un mouvement fluide et hypnotique. Le titre signifie « s’il vous plaît » ou « je vous en prie » en balinais, pour nous parler de toutes sortes de métamorphoses.

Les 13 et 14 novembre, place au cirque : le duo Gandini Juggling réinvente la jonglerie dans Heka, pour modifier notre vision du réel, entre magie, confusion et humour. Des démonstrations et ateliers sont également organisés avant chaque représentation. Le 19 novembre, en co-accueil avec Les Créatives, place à Romancero Queer de Virginie Despentes, où une troupe répète pour monter La Maison de Bernarda Alba version queer. Une invitation à réfléchir sur le théâtre et la création. On terminera ensuite 2026 le 2 décembre, avec Maybe de la Compagnie OneTwoFly. À voir dès 5 ans, ce spectacle nous invite à voler, entre cinéma muet et cirque contemporain. Voltige et lâcher-prise sont au programme.

« 23 raisons de venir »

Les 22 et 23 janvier, bienvenue au Motel Cactus. Dans ce cabaret latino explosif et plein d’énergie, la Compagnie La Meute propose un moment absurde et déjanté, entre acrobaties et musique. Cinq jours plus tard, Lisa Pariente présentera sa « pop impertinente », pleine d’autodérision et de sincérité. Elle parlera de vie sentimentale, de rupture, de sa génération…

En février, place à un joli spectacle pour enfants. Dans Moomin et la comète, ce drôle de personnage et ses amis se confrontent au désarroi métaphysique causé par l’arrivée imminente de cette pierre venue du ciel. Les 20 et 21 février, avec Antigel, le Forum Meyrin accueillera Le poids des choses, où tout se dérègle joyeusement. Ou comment renverser nos visions du monde, alors que les poids s’inversent, qu’une enclume flotte ou qu’une plume devient impossible à soulever. De la poésie à l’état pur. On conclura le mois avec C’est beaucoup de petits poissons qui ont réussi à trouver le filet du pêcheur, une adaptation, pour un public plus jeune, de Vielleicht. Deux comédien-nes afro-descendant-es s’interrogent sur le poids de l’histoire d’une ville et des conséquences du passé sur elle, en partant du « quartier africain » de Berlin.

Mars débutera avec du mentalisme : dans Évidences inconnues, on s’interroge sur la véritable existence, ou non, du hasard. Qui tire les ficelles ? Comment sommes-nous relié-es les un-es aux autres ? Il faudra se rendre au Forum Meyrin les 5 et 6 mars pour le savoir. La semaine d’après, place à Witch Hunting, pour explorer, à travers diverses influences chorégraphiques, la tension entre la revendication d’une identité singulière et la volonté de se conformer à la masse.

Après un mois de pause, on se retrouve du 16 au 18 avril, avec Vol d’usage. Vélo, jeux d’équilibre et surtout beaucoup de poésie, pour interroger ce délicat moment avant l’impact, où on a l’impression de voler. Un spectacle sous chapiteau qui nous invite à suspendre le temps. Du 22 au 24 avril, on n’en sait pas encore beaucoup plus, mais la Ville de Meyrin et la faîtière TIGRE s’allient pour soutenir un projet autour des richesses du territoire meyrinois. Il faudra patienter pour connaître les lauréats. En attendant, on pourra assister, le 28 avril, à Hippocampe, à voir dès 3 ans. Empilement de cubes, tours qui se dessinent, ville qui naît sous nos yeux : c’est tout un imaginaire qui se développera.

En mai, on ne fait pas forcément ce qu’il nous plaît, mais on pourra assister à une balade dans le monde des sentiments, à hauteur d’enfants et avec leurs mots, dans Cœur d’amour. Les 22 et 23 mai, comme d’habitude, Meyrin accueillera la Fête de la Danse, avec de nombreuses animations, et notamment des événements proposés par Groove’N’Move. Enfin, en juin, le Collectif C.A.R.G.O. nous invitera à des journées consacrées aux arts de rue, pour profiter de l’extérieur, tandis que Les 3 points de suspension interrogeront l’utilisation de la voiture et ses obstacles dans Périph’intérieur.

« C’est pas pour moi. »

Mais la saison culturelle meyrinoise ne s’arrête pas aux spectacles. Il y en a pour tout le monde, pas d’excuses donc, comme le souligne le mantra de cette nouvelle saison. On pourra ainsi assister à des expositions, participer à des ateliers artistiques, échanger à la bibliothèque, voir des films, se retrouver, ou prendre part de différentes manières. La vie culturelle est riche à Meyrin, tout comme son programme !

Fabien Imhof

La programmation complète et les détails de chaque événement sont à retrouver sur le site du Service de la culture de Meyrin.

Photo : ©Meyrin Culture

Fabien Imhof

Co-fondateur de la Pépinière, il s’occupe principalement du pôle Réverbères. Spectateur et lecteur passionné, il vous fera voyager à travers les spectacles et mises en scène des théâtres de la région, et vous fera découvrir différentes œuvres cinématographiques et autres pépites littéraires.

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