Auteur : Bertrand Tappolet

Le banc : cinéma

Odyssée sans retour

Et si le dernier homme n’était pas un héros, mais un simple camionneur de l’espace, ukrainien de surcroît ? Avec U Are the Universe, Pavlo Ostrikov lance une sonde poétique et tordue dans le cosmos du cinéma de science-fiction. Loin des épopées glacées, il y dépose un mélange inédit de désespoir beckettien, de comédie romantique stellaire, de survivalisme amoureux et de mélancolie profondément incarnée. 

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Les réverbères : arts vivants

Territoires partagés avec le loup menacé

In bocca al lupo n’est pas un simple spectacle sur le loup menacé aujourd’hui d’éradication. C’est une immersion sensorielle et politique dans un paysage qui grince. Entre écrans qui encerclent, chiens qui vivent sur le plateau et témoignages bruts, Judith Zagury signe une enquête théâtrale aussi exigeante que troublante. Ici, on ne choisit pas un camp. On apprend à écouter un territoire partagé où l’hyperprédateur qu’est l’humain dicte sa loi.

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Le banc : cinéma

« Empathie ». Ou l’art fragile de tenir debout

Dans les couloirs d’un institut psychiatrique québécois fictif, des êtres cabossés trébuchent, se relèvent. La série Empathie ne cherche pas à guérir : elle écoute. À l’image de la psy de service. Mais une narration éclatée et une extrême variété de tons – soap, buddy movie, romcom, comédie de mœurs, drame, fantastique surréaliste et chorégraphié, hyperréalisme tour à tour burlesque et glauque – finissent pas lasser un brin sur le canapé. 

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Les réverbères : arts vivants

Face au cancer, la force d’un opéra contemporain

Avec Mitosis : an LSD Opera, Brandy Butler signe une œuvre qui regarde la fin de vie sans détour, sans fard ni promesse de salut. Un opéra contemporain qui refuse le spectaculaire comme le pathos, et choisit un chemin plus rare : celui de la durée, de l’écoute, de l’expérience partagée. Mêlant, soul, jazz et électro, voici une œuvre pertinente et poignante.

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Les réverbères : arts vivants

Un Lalaland parisien à l’ombre de la guerre en Ukraine

Lorsque Vincente Minnelli réalise Un Américain à Paris en 1951, il signe à la fois un sommet de la comédie musicale hollywoodienne et une déclaration d’amour à une Europe rêvée, cliché, reconstruite par la couleur, la danse et la musique de George et Ira Gershwin. La version scénique de ce « ballet rhapsodique » selon les mots de George Gershwin, se révèle plus crépusculaire et complexe.

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