Auteur : Bertrand Tappolet

Le banc : cinéma

Enfants sauvages, entre jeux et barbarie

Le vert semble trop vert, la mer trop bleue, les visages trop proches. L’île aux teintes saturées et hallucinées est fiévreuse. Comme si elle rêvait le glissement vers une violence primitive d’une bande enfantine et adolescente rescapée d’un crash. Écrite et adaptée par Jack Thorne, le cinéaste de la minisérie Adolescence, Lord of The Flies ouvre la fable de William Golding de l’intérieur, en suivant Piggy, Jack, Simon puis Ralph. À voir.

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Les réverbères : arts vivants

Dans le labyrinthe des images

Avec Thésée, sa vie nouvelle, Guy Cassiers et Valérie Dréville ne cherchent pas à illustrer le roman de Camille de Toledo. On y suit à travers le seule-en-scène d’une magnifique Valérie Dréville, le mouvement d’une pensée transhistorique qui avance par éclats, revient sur ses traces, s’égare dans les photographies. Et tente de donner une forme aux morts. À découvrir à la Maison Saint-Gervais après Vidy et Avignon.

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Les réverbères : arts vivants

« Droit de visite », le parloir comme champ de bataille intime

Dans sa pièce Droit de visite, Alexandra Badea ne raconte pas l’histoire d’une prisonnière politique. Elle déplie, avec la précision d’une archéologue des âmes, les strates d’une émancipation qui se joue d’abord entre les murs de la conscience. Cinq visites, un seul visiteur silencieux, et le flux d’une parole qui se libère pour mieux se réapproprier.

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Les réverbères : arts vivants

« Maldoror » ou la traversée des abîmes

Dans la Cour d’honneur avignonnaise, avant la Comédie de Genève en mars 2027, Julien Gosselin entraîne la littérature sur les traces du Coup d’État de Pinochet et d’écrivains nazis fictifs au Chili. Au fil de ces plus de cinq heures, « Maldoror » traque ce point obscur où l’art ne s’oppose plus au mal. Mais risque de lui prêter ses formes. Troublant et d’une grande acuité.

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