La Geste d’Avant le Temps : épisode 28

À quelques kilomètres de là, Angélus bêchait une rangée de secondains qui venaient de germer. Autour de lui, les champs des Plantations Temporelles tic-taquaient dans un joyeux rythme, sous la lumière de l’astre Tempo. Le son avait quelque chose de rassurant, et empêchait Angélus de songer au bruit qui résonnait sans cesse dans sa tête. Ce bruit, il en était sûr, c’était celui d’une harpe. Continuer la lecture de La Geste d’Avant le Temps : épisode 28

La Geste d’Avant le Temps : épisode 13

Lorsque Hypérion rouvrit les yeux, ses lèvres étaient sèches et le soleil était couché. Son corps le tirait de partout : on aurait dit qu’un troupeau de diplodocus l’avait piétiné, mangé, recraché et re-piétiné derrière. La grande forme. Passé cette première observation, il prêta attention au ciel – en fait, ce n’était pas un ciel. C’était un tissu épais, d’un beau rouge foncé. On aurait dit… le plafond d’une tente. Continuer la lecture de La Geste d’Avant le Temps : épisode 13

La rime du vide : penser la pandémie – 2ème partie

La société tourne au ralenti, les échanges sont difficiles, l’activité intellectuelle s’en ressent – mais demeure. Penser, analyser, créer : voilà ce que propose le Département de Langue et Littérature françaises modernes de l’Université de Genève. Un espace de parole et de liberté, pour dire le Covid autrement. Continuer la lecture de La rime du vide : penser la pandémie – 2ème partie

La rime du vide : penser la pandémie – 1ère partie

La société tourne au ralenti, les échanges sont difficiles, l’activité intellectuelle s’en ressent – mais demeure. Penser, analyser, créer : voilà ce que propose le Département de Langue et Littérature françaises modernes de l’Université de Genève. Un espace de parole et de liberté, pour dire le Covid autrement. Continuer la lecture de La rime du vide : penser la pandémie – 1ère partie

La Geste d’Avant le Temps : épisode 4

En entendant le hurlement, le sang d’Hyperion se glaça : ça… ça, ce n’était pas un son humain. Sans plus réfléchir, il suivit Elestra. Son cœur battait si fort qu’il n’entendait pas les craquements du vent. Le ciel, plus noir que jamais, se tordait dans des convulsions nuageuses : on se serait cru en pleine nuit, alors que c’était la fin de la matinée ! Bientôt, les premières gouttes tombèrent, lourdes et froides – de plus en plus drues. Continuer la lecture de La Geste d’Avant le Temps : épisode 4