Le lambeau : le temps perdu de Philippe Lançon

« J’entendais de mieux en mieux le bruit des balles une par une et, après m’être recroquevillé, ne voyant plus rien ni personne, coincé comme au fond d’un caisson, je me suis agenouillé puis allongé doucement, presque avec soin, comme pour une répétition, en pensant que je ne devais pas, en plus du reste – mais quel reste ? – me faire mal en tombant. » Continuer la lecture de Le lambeau : le temps perdu de Philippe Lançon

L’enfer, c’est l’Administration

S’il puise son inspiration autant dans 1984, le Procès, le Meilleur des mondes et Metropolis, le premier chef-d’œuvre de Terry Gilliam possède néanmoins un univers bien à lui. Avec deux idées géniales : celle d’avoir donné un cadre rétro à un film futuriste et celle d’avoir choisi Aquarella do Brasil comme thème principal, une samba connue dans le monde entier sous le nom de Brazil. Continuer la lecture de L’enfer, c’est l’Administration

Manhattan : l’ode de Woody Allen à New York

« ”Chapitre un : il adorait New York, même si New York métaphorisait le déclin de la culture contemporaine. Il était dur de survivre dans une société insensibilisée par la drogue, la musique stridente, la télévision, les crimes, les ordures…” (Trop agressif. Je ne tiens pas à faire agressif.) “Chapitre un : il était aussi dur et romantique que la ville qu’il adorait. Derrière ses lunettes noires il cachait la puissance sexuelle d’un grand félin.” (J’adore, ça !) “New York était et serait à jamais sa ville.” » Continuer la lecture de Manhattan : l’ode de Woody Allen à New York